Déficit commercial français dans le rouge vif : le CICE nettement moins efficace qu’une dévaluation pour améliorer la compétitivité

Communiqué de presse des Patriotes
 

 

A 59 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de l’année, le déficit commercial de la France s’enfonce dans les profondeurs malgré des conditions favorables : un pétrole plutôt bon marché et un euro plutôt bas vis-à-vis du dollar pour 2017. Pire, l’excédent du commerce des services fond comme neige au soleil.

 

Notre base industrielle continue malheureusement à s’éroder sous l’effet d’une ouverture déraisonnable et d’une monnaie trop chère. Notre avantage concurrentiel dans les services est lui aussi en train de disparaître.

 

Comme l’avait montré l’étude du FMI, l’euro est trop cher pour la France de 6% et trop faible pour l’Allemagne de 15%. Fort de cet excès de compétitivité, l’Allemagne engrange des excédents commerciaux gargantuesques avec la France : de l’ordre de 17 Milliards d’euros par an.

 

Le CICE de Hollande-Macron n’a permis de gagner que quelques pourcentages de compétitivité pour un coût démesuré de 40 milliards d’euros. Une monnaie nationale adaptée, moins chère de 15%, permettrait à l’industrie française de gagner d’un coup 15% de compétitivité et donc des parts de marché à l’exportation à peu de frais. C’est ce qui se passe au Royaume-Uni où la baisse de 15% de la Livre Sterling permet à l’économie britannique de reconstruire sa base industrielle.

 

C’est aujourd’hui ce qui manque à la France. Seuls Les Patriotes défendent cette mesure nécessaire. Accompagnée d’un protectionnisme intelligent, d’une commande publique privilégiant nos entreprises comme le font la majorité des pays du monde et d’une véritable politique industrielle, cette politique économique permettrait à la fois de revenir à l’équilibre commercial et de reconstruire notre industrie, conditions du plein emploi et de la prospérité. Le salut de la France est bien dans le Frexit.

SNCF : pas seulement une question de gestion, mais celle des services publics

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.
 

 

Le gouvernement organise aujourd’hui une convocation médiatique des patrons de la SNCF.

 

S’il est normal que ceux-ci rendent régulièrement compte au ministre des Transports de leur action à la tête de l’entreprise publique, il serait illusoire de croire que le problème se limite à une simple question de gestion.
 

En réalité la SNCF comme d’autres services publics français est victime d’un manque chronique d’investissements stratégiques, ainsi que la Cour des Comptes le souligne régulièrement. Et cela a fini par se voir et se payer…

 

Ce sous-investissement est le corollaire de la remise en cause du service public entamé il y a une vingtaine d’années sous pression de l’Union Européenne, avec la complicité des gouvernements successifs. L’UE détruit le principe même de service public par la libéralisation, c’est à dire la primauté du profit financier sur l’intérêt général.

 

Qui en souffre en premier ? La ruralité, les quartiers loin des centres-villes, les zones de montagne.
 

Comme toutes les autres entreprises de service public, la SNCF doit bien sûr en permanence se moderniser, apprendre à mieux communiquer, régler ses défaillances, être exemplaire.

 

Mais elle doit surtout pouvoir s’appuyer sur un État stratège, aménageur du territoire, orchestre en chef de services publics puissants et modernes, un État qui cesse d’être soumis aux directives européennes de libéralisation.