Depuis quelques jours, la journaliste Xenia Fedorova, ex-dirigeante de la chaîne de télévision russe RT France, est la cible d’une immense campagne de harcèlement et de dénigrement visant à obtenir la censure de sa parole, son expulsion de France malgré un titre de séjour renouvelé pour 10 ans en août 2024 et l’imposition de sanctions européennes sur sa personne.
Son crime ? Rien d’illégal. Simplement faire valoir sa liberté d’expression et exposer 1 heure par semaine sur CNews son point de vue russe sur la guerre en Ukraine.
Alors même, rappelons-le, que la France n’est officiellement pas en guerre contre la Russie.
Pour l’ensemble des harceleurs qui forment la meute à ses trousses (ministres, eurodéputés macronistes, candidats à la présidentielle, journalistes, éditorialistes,…), c’est déjà trop. C’est « intolérable » même. Seul le point de vue de Zelensky, seul le point de vue de l’OTAN a le droit de s’exprimer dans nos médias, alors que depuis février 2022 c’est déjà ce son de cloche là qu’on entend 95% du temps à la télévision et à la radio…
Pour cette meute, la liberté d’expression ne s’applique qu’aux propos qui vont dans son sens.
Elle s’évapore dès lors qu’une parole contraire à la doxa euro-atlantiste se fait entendre.
Ce que vit Xenia Fedorova est une véritable campagne de haine, ultra violente et organisée. Jusqu’où s’arrêtera-t-elle ? Cette campagne se vautre déjà largement dans la xénophobie d’État la plus crasse, un racisme institutionnel, autorisé. Et après ? L’appel à la violence physique ?…
Ça suffit !
Cette affaire dépasse largement la seule personne de Fedorova. C’est une question de principe essentielle.
La France doit réaffirmer son attachement viscéral à la liberté d’expression, et le gouvernement doit cesser en conséquence ses attaques indignes contre Xenia Fedorova. Le débat plutôt que la censure !
Méfions-nous des censeurs : ils veulent éteindre toutes les voix qui sont un obstacle sur le chemin de la guerre contre la Russie. Nous devons d’autant plus prendre soin de la liberté d’expression que la censure a pour but évident de préparer la guerre.
