Communiqués

Voeux aux armées : Macron enfume une nouvelle fois.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Lors de ses vœux aux forces armées, le président de la République s’est une nouvelle fois adonné à une opération d’enfumage en vue de masquer le peu d’ambition de sa politique de défense.

 

Vantant un effort budgétaire « inédit », Emmanuel Macron n’a fait que formuler des promesses creuses et très en dessous des besoins de nos armées. Ainsi, la perspective d’un budget de la Défense à 2 % du PIB ne serait atteinte qu’à l’horizon 2025, soit trois ans après la fin de son mandat, autant dire jamais. Quant à la hausse de 1,8 milliard d’euros annoncée pour cette année, elle sera absorbée aux trois quarts par le surcoût des opérations extérieures et ne tient évidemment pas compte des gels et reports de crédits qui, tous les ans, font que le budget des armées n’est jamais intégralement exécuté.

 

Pour Les Patriotes, un effort réellement inédit en matière de défense consisterait à augmenter le budget des armées à 2 % du PIB dès 2019, puis à tendre vers les 3 %. C’est à ce prix seulement que nos armées pourront relever les nombreux défis qui sont les leurs (vétusté et obsolescence des matériels, contraintes opérationnelles, sauts technologiques, etc.) et assurer la sécurité et l’indépendance de la France.

 

En outre, en critiquant ceux qui s’activent pour que la France se dote d’un deuxième porte-avions, le président Macron semble à son tour balayer ce projet pourtant hautement stratégique et indispensable pour notre crédibilité militaire. Il démontre par là à la fois sa méconnaissance du sujet et son peu de souci pour les profits économiques (notamment en termes d’emploi) et technologiques qui en découleraient.

 

Enfin, sa volonté obstinée de fusionner les groupes français de défense avec leurs concurrents européens nous apparaît comme très dangereuse pour les intérêts industriels de la France. L’industrie de défense est la dernière industrie de pointe encore nationale, il serait dramatique pour notre pays de la dépecer au profit, encore une fois, de l’Allemagne, ou de quel qu’autre Etat étranger.