Le travail détaché prive les Français de plus d’un demi-million d’emplois : une insulte à tous les chômeurs.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

L’explosion du travail détaché en France est affolante. Avec 516 000 travailleurs détachés en 2017 (donnée qui ne tient pas compte des illégaux), la France a accueilli 163 000 travailleurs détachés supplémentaires par rapport à 2016, soit une augmentation de 46%. Rappelons qu’un travailleur détaché paie ses cotisations sociales dans son pays d’origine et non en France. Les travailleurs détachés des pays de l’Est coûtent souvent beaucoup moins chers qu’un travailleur français puisque leur système de protection sociale (couverture santé et retraites) est beaucoup moins développé et donc beaucoup moins couteux que celui de de la France. Le dumping social est ainsi organisé par l’Union Européenne elle-même entre les différents pays qui la composent.

 

Dans un pays où plus de 6,6 millions de personnes sont inscrites à Pole Emploi, l’explosion du travail détaché est une véritable insulte aux millions de chômeurs et à leurs familles : 160.000 emplois créés sur notre sol en 2017 ont donc été attribués à des travailleurs détachés plutôt qu’à des Français au chômage.

 

Ces travailleurs détachés ne cotisant pas à notre sécurité sociale, ce phénomène entraîne par ailleurs un énorme déficit pour l’assurance sociale française, au minimum de 2.7 Milliards d’euros, sans compter les milliards que l’Etat doit verser en aides sociales diverses à des centaines de milliers de personnes sans emploi qui devraient bénéficier d’un travail.

 

Cette poussée de 160.000 travailleurs détachés supplémentaires explique en partie la stabilité du chômage à un haut niveau en France en 2018 alors qu’une conjoncture mondiale favorable aurait dû permettre une baisse temporaire.

 

La tentative de renégociation du travail détaché par Emmanuel Macron s’était conclue en septembre par un échec cinglant pour le président de la République, démontrant une fois de plus que l’Union Européenne refuse toujours d’arrêter le dumping social qui y sévit.

 

Seul le Frexit permettra de mettre un terme à cette injustice et nous donnera les outils pour faire baisser massivement le chômage en France.