Nos forces de police équipées de smartphone japonais avec un système américain : jusqu’où ira le reniement du « Fait en France » ?

 

Communiqué de presse de Cyril Martinez

Référent national Numérique et Innovation

 

En 2016, Sony, entreprise japonaise, remportait l’appel d’offre lancé par la Gendarmerie nationale et la police nationale visant à équiper les policiers et gendarmes de téléphones de service. Cet appel d’offre laissait présager une coopération internationale entre l’entreprise publique Orange et le développeur japonais en vue de concevoir un équipement fait en France. Nous apprenions hier qu’il n’en sera rien.
 

Notre police et notre gendarmerie seront donc équipées dès 2018 de téléphones Sony Xperia X dont la conception est japonaise et la production faite en Chine. Ces téléphones seront également équipés d’un système d’exploitation américain (Android), comprenant de nombreuses failles sécuritaires qui ne sont plus à prouver.
 

Au demeurant, il est inquiétant qu’aucun industriel français n’ait été en mesure de proposer la production d’un smartphone pour équiper ceux qui assurent tous les jours notre sécurité. Dans une corporation aussi critique que l’armée et la police, il nous apparaît comme inconcevable que l’Etat n’ait pu mettre en avant le savoir-faire et les capacités industrielles de la France en matière de production téléphonique.
 

Ceci montre également ce qui se cache sous le vernis de la communication d’Emmanuel Macron. Hier encore à Davos, le président de la République vantait l’industrie numérique de la France et encourageait dans son discours à investir dans les entreprises françaises innovantes de la technologie et du numérique. Un discours qui semble sonner bien creux à la lumière de cette nouvelle.
 

Les Patriotes s’engagent, eux, à rétablir pleinement l’indépendance de la France en matière de Défense et à garantir la souveraineté numérique des institutions critiques. L’Etat doit redevenir un Etat stratège conscient des enjeux stratégiques de notre pays. Pour cela, il doit développer des partenariats solides avec les industries françaises, notamment en ne les abandonnant pas à la concurrence déloyale des marchés et à la mondialisation sauvage.