Non à l’ouverture à la concurrence de nos concessions hydroélectriques !

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

Référente nationale à l’Ecologie,
Députée française au Parlement européen.

 

Régulièrement, la Commission européenne, via son commissaire à la concurrence, met en demeure la France d’ouvrir à la concurrence les concessions hydroélectriques arrivant à échéance.

 

Dès 2016, Mireille d’Ornano avait déjà interrogé la Commission européenne sur les risques d’une privatisation de ces ouvrages, mettant notamment en avant les conséquences potentielles en matière de sécurité.

 

Sans surprise, fidèle à la ligne ultralibérale qu’elle impose dans le domaine des services publics, la Commission avait indiqué dans sa réponse écrite que la privatisation des barrages ne représentait aucun danger particulier.

 

Cette semaine, des salariés de concessions hydroélectriques ont manifesté devant le Parlement européen, à la suite d’une proposition qu’aurait faite le gouvernement français à la Commission de concéder à de nouveaux opérateurs plusieurs barrages dont les concessions arrivent à terme.

 

150 concessions, sur un peu plus de 400, pourraient échapper à EDF d’ici 2022. Nombre des manifestants venaient de Rhône-Alpes, 8 concessions de l’Isère et de Savoie risquant d’être concernées d’ici la fin de l’année.

 

J’apporte mon soutien total à nos salariés. Comme eux et comme de nombreux élus locaux, je considère que la gestion des barrages et de la ressource en eau ne peut être soumise à la seule loi du marché, via une mise en concurrence systématique et à la seule recherche du profit.

 

Les Patriotes demandent au gouvernement français de refuser les exigences de la Commission européenne en la matière et de défendre nos intérêts. La qualité du service public de l’eau, la sécurité des installations et la protection de l’environnement exigent de ne pas céder aux sirènes de l’ouverture systématique à la concurrence.