Discours de Macron en Corse : l’inscription dans la Constitution incohérente avec le reste de son message.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.
 

 

En dépit d’habituelles dérives européistes et propos hors sujet, Les Patriotes reconnaissent au président Macron d’avoir exprimé plus clairement qu’à l’habitude sa position sur un sujet majeur, en rappelant l’attachement de la Corse à la République. Ils se félicitent également d’avoir été rejoints sur leur vision de la Corse comme un « avant-poste » de la France en Méditerranée car, à l’évidence, l’économie de la mer et la coopération avec les Etats riverains de cet espace sont l’une des clés du développement futur de la Corse.

 

Toutefois, l’annonce d’une mention de la Corse dans la Constitution fait tâche et apparaît comme une concession aussi inutile que dangereuse aux nationalistes. Si, comme le président Macron l’avance, l’ancrage de la Corse dans la République est une évidence, alors il ne sert à rien de l’écrire, pas plus que l’on inscrirait la Lorraine, le Limousin ou tout autre territoire métropolitain dans la Constitution. Une mention dans la Constitution n’est jamais quelque chose de neutre et le président de la République prend là un risque certain, d’autant qu’il est resté flou sur les contours et la formulation précise de cette mention.

 

Les Patriotes regrettent d’autant plus ce dernier point qu’ils considèrent que la question institutionnelle doit être refermée. La Corse bénéficie déjà d’un statut spécifique, il faut maintenant que les institutions de l’île (qui bien que contraires à la volonté exprimée par les Corses eux-mêmes en 2003) puissent fonctionner normalement et dans les strictes limites de leurs compétences. Le cirque des nationalistes doit donc cesser. Il en va de l’intérêt de tous les Corses qui ont droit, comme l’ensemble de leurs compatriotes, d’être représentés par des élus respectueux de la République, de ses règles et de ses symboles.

 

Enfin, après ce discours, Les Patriotes attendent surtout des actes. La Corse a besoin d’un grand plan de retour de l’État pour permettre à l’Île de Beauté de relever les défis qui sont les siens : sécuritaires, économiques, sociaux et environnementaux. L’ambition verbale du chef de l’Etat devra donc se traduire en politiques concrètes pour les citoyens.