Après le rejet du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un débat de fond doit s’engager sur le rythme d’artificialisation des sols dans notre pays.

Communiqué de presse du collectif Nouvelle Ecologie

 

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) ne verra pas le jour. Le Collectif Nouvelle Ecologie défendait cet abandon du nouvel aéroport et la modernisation de l’aéroport Nantes Atlantique. Les zones de bocage écologiquement riches ne seront pas détruites, détruites pour rien. Car l’ancien aéroport avec son unique piste peut sans problème tripler ou quadrupler le trafic passager comme le montrent les exemples des aéroports de Genève, Stuttgart ou San Diego, pour peu qu’on le modernise évidemment.

 

Etant assez proche de la ville, il peut être relié par le rail et pour un coût très raisonnable à la ville de Nantes, ce qui est une excellente chose pour le confort des passagers, le coût pour accéder à cet aéroport et les rejets de CO2.

 

Enfin, ce nouvel aéroport était une erreur économique puisque la modernisation de l’ancien est évidemment beaucoup moins coûteuse que la construction d’un nouveau.

 

La volonté de forcer la construction de cet aéroport par des élus qui voulaient s’offrir un symbole couronnant leur mandat fut un désastre démocratique accumulant mensonges, mauvaise information des Français et consultation biaisée basée sur une information de mauvaise qualité.

 

Même les écologistes d’EELV ont mal défendu cette cause puisqu’ils affichaient une opposition de principe idéologique mais ne démontaient pas dans les tribunes offertes dans les médias les mensonges des partisans de NDDL.

 

Le mensonge continue aujourd’hui puisque les LR nous expliquent maintenant que le rejet de NDDL est un quitus donné aux zadistes, oubliant la rationalité économique, écologique et amalgamant aux zadistes les nombreux Français opposés à ce projet.

 

Evidemment, l’Etat ne peut donner droit à ceux qui ne respectent pas l’Etat de droit et doit expulser les zadistes.

 

Mais une question de fond émerge après l’abandon de Notre-Dame-des-Landes : nous construisons tellement de nouvelles zones industrielles, entrepôts, zones commerciales, parkings de surface, maisons, routes pour y accéder que nous artificialisons l’équivalent d’un département tous les dix ans. Nous devrons forcément à un moment donné mettre une limite à cette bétonisation du territoire qui se fait au détriment de la Nature et de la beauté de notre cadre de vie. Cela impliquera des choix. Il est urgent de lancer ce débat en France, dans la population et dans les médias afin de trouver des solutions, mais cette fois-ci de façon apaisée et constructive.