Allocation Adulte Handicapé (AAH) : non à la dépendance au conjoint.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Si la revalorisation de l’AAH à 900 euros d’ici 2019, bien qu’insuffisante et encore inférieure au seuil de pauvreté, est préférable à pas d’augmentation du tout, la réforme du mode de calcul de cette allocation pose un vrai problème, aussi bien économique que moral.

 

En effet, dans le cas des personnes handicapées vivant en couple, les revenus du conjoint seront désormais pris en compte ce qui, mécaniquement, va limiter voire annuler l’augmentation de l’AAH pour la plupart d’entre elles.

 

En d’autres termes, la dépendance financière au conjoint, déjà réelle aujourd’hui dans un contexte de précarité très avancée des personnes en situation de handicap, va s’en trouver renforcée.

 

Autre mesure scandaleuse, la suppression de la prime d’activité pour les bénéficiaires de l’AAH occupant un emploi, alors que les personnes souffrant d’un handicap sont les plus discriminées sur le marché du travail.

 

Les Patriotes demandent au gouvernement de revenir sur sa réforme du mode de calcul de l’AAH et d’annuler la suppression de la prime d’activité. La politique du handicap ne saurait se décider sur des critères strictement comptables mais doit prendre en compte la réalité du quotidien et limiter autant que possible les situations de dépendance. En conséquence, les revenus du conjoint ne doivent pas entrer en ligne de compte pour le calcul de l’AAH. Quant à la revalorisation de l’AAH, elle doit être portée au plus vite au niveau minimal du seuil de pauvreté (soit 60 % du revenu médian).