Air France est un morceau de la France : l’Etat veut-il se débarrasser d’un nouveau fleuron national ?

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Le gouvernement n’aime pas les fleurons nationaux et ne se gêne pas pour le dire. La désinvolture avec laquelle Bruno Le Maire, pourtant ministre de l’Economie et des Finances, parle d’Air France est stupéfiante : selon lui, l’entreprise nationale est “menacée de disparition”, sa “survie est en jeu”. L’homme parle comme s’il n’était qu’un simple commentateur extérieur, alors qu’il est ministre du pays dont le drapeau est peint sur chacun des avions de la compagnie en question. Une compagnie nationale, désormais majoritairement privée, qui accompagne l’histoire de notre pays et l’incarne dans les airs depuis 1933, soit près d’un siècle.

 

On sait que les hommes au pouvoir ont bradé sans sourciller Alstom, l’énergie d’abord, les transports ensuite. On sait qu’ils sont prêts à la destruction de la SNCF, par libéralisation puis privatisation. Ils semblent n’avoir pas plus d’attachement à Air France.
 

Les propos de Bruno Le Maire visent très probablement à culpabiliser les salariés de la compagnie, qui osent demander de pouvoir participer un minimum aux bénéfices impressionnants de l’entreprise (1,5 milliard d’euros l’an dernier, record absolu depuis la création d’Air France KLM en 2004). Ils ont aussi le cynique objectif de dresser l’opinion publique contre Air France, comme le gouvernement le fait déjà vis-à-vis des cheminots.

 

Cette attitude irresponsable du gouvernement doit cesser. Présent au capital de la société, garant de l’image de la France dans le monde, normalement soucieux que notre pays possède une grande compagnie aérienne mondiale, l’Etat doit assurer avec bonne volonté et énergie le maintien en vie et le rebond d’Air France. Il doit donc dès aujourd’hui s’impliquer activement dans le dossier en mettant enfin de côté les arrière-pensées politiciennes et en ne songeant qu’à l’intérêt national.